Un dernier article pour vous dire que je m'en vais faire mon chemin ailleurs (http://philosophie.under-globe.net) et sous un autre nom (Niklaus Vonderflu).
En effet, l'air de cette plateforme m'est devenu trop pesant et le cadre de ce blog un peu trop serré pour parvenir à faire ce que qu'initialement je cherchais à faire, à savoir, écrire le plus possible afin de desserrer le sac de noeuds de mes pensées.
Ayant trop vite pris le parti de proposer des ressources de philosophie en même temps que mes propres textes, je me suis chargé d'un poids trop lourd; celui de vouloir être à peu près sûr que mes écrits signifiaient quelque chose d'assez fort pour moi de sorte que leur apposition à ceux des grands auteurs ne sonne pas trop faux, du moins à mes humbles oreilles.
Or je me rends compte avec le temps que le sens se constitue souvent a posteriori et que l'apprentissage se fait par des échecs surmontés. Il me fallait donc une structure un peu différente et un cadre un peu plus lèger afin de me permettre de manquer un peu plus souvent ma cible, pour agir un peu plus...
Je remercie donc comme il se doit ceux qui m'ont parfois obligé à préciser ma pensée par leurs interventions et tous ceux qui par leurs commentaires m'ont encouragé à poursuivre la rédaction de ce blog et bien entendu tous les anonymes ( 72 777 visiteurs uniques ! ) qui par leur nombre m'ont imposé de la retenue et une certaine exigence de qualité.
Ceux qui souhaiteraient continuer à me suivre de près et poursuivre l'échange pourront s'abonner au fil RSS de mon nouveau blog, car pour l'instant, il ne possède pas comme celui-ci d'envoi automatique d'email lors de la publication d'un nouvel article.
Pour ce faire il existe plusieurs solutions :
1. aller sur la page de mon flux RSS http://philosophie.under-globe.net/index.php/feed/rss2 et appuyer sur le bouton "m'abonner à ce flux" proposé sous IE dans l'encadré en haut de la page.
2. copier l'adresse ci-dessus et "ajouter un flux" dans un agrégateur de flux en ligne comme http://www.netvibes.com que je vous recommande (il vous suffit de vous inscire avec une adresse mail valide pour pouvoir profiter partout dans le monde d'un page d'acceuil regroupant toutes vos informations préférées ).
si vous rencontrez des problèmes n'hésitez pas à m'en faire part ici ou là bas.
M.S
Un dernier lien sans rapport évident avec le texte ci-dessus.
Alain, Eléments de philosophie
Exemple : Lorsqu'il s'agit de se formuler une opinion sur « la crise des banlieues », certains argumentent en disant que le contexte et l'acquis expliquent les actes commis.
« Naturellement », les autres rétorquent en insistant sur la liberté totale de celui qui commet tel ou tel acte (décrit comme injustifiable) et sur la logique des peines qu'il entraîne.
En tous les cas, le débat politique s'articule aussi autour ces deux extrêmes - liberté totale et déterminisme total - comme s'il s'agissait là de deux vérités qui se contredisent.
Or comment pourrait-il y avoir deux vérités ?
Deux opinions oui, mais pas deux vérités...
Lorsqu'on joue à pile ou face, on est libre de lancer sa pièce comme on le veut (dans certaines limites), qu'on soit d'ici où d'ailleurs...
Pourtant « malgré » cette liberté, on sait que ce même individu jetant sa pièce une centaine de fois, la verra tomber environ le même nombre de fois sur un côté que sur l'autre...
Les proportions changent si le jeu change... Le jeu de la vie est bien plus complexe... Le contexte et l'acquis y ont leur grande part, en tous les cas sous un certain angle, celui des statistiques.
Les deux discours sont sur des plans différents. Il sont ce que l'on pourrait appeler des opinions vraies, mais non connues dans leurs causes.
Ce qui est terrible, c'est qu'elles passent pour des valeurs, valeurs qui influent sur des répartitions de richesses matérielles comme spirituelles., alors qu'elle ne sont que des évidences distinctes.
Qu'est-ce donc que la politique en ce sens ?
Ce n'est pas un art, c'est quelque chose comme la cuisine, disait Platon : ça flatte sans être forcément bon pour le corps. Ici c'est l'ignorance ou peut-être l'inconscience qui sont flattées. Comment les flatter ? En faisant passer des opinions pour des valeurs alors qu'elles ne sont que des ignorances, aussi vrai soit l'objet de l'opinion.
« Justifier » et « expliquer » ne sont pas de bons synonymes. Pourtant dans les débats politiques, on passe de l'un à l'autre comme s'il s'agissait de la même chose. Comment ne s'en aperçoit-on pas ?
Parce qu'avoir des opinions n'est pas la même chose que de penser : la pensée examine parfois des contradictions afin de trouver lesquelles sont apparentes et lesquelles sont réelles.
La contradiction « liberté-déterminisme " n'est qu'apparente, autrement dit, il faut accepter que ces deux pôles soient également vrais en ce sens qu'il décrivent une même réalité en se focalisant sur des propriétés différentes des mêmes objets.
Si ma liberté est déterminée statistiquement, je n'en veux pas moins avoir choisi ce que j'ai choisi ; à quoi me servirait une liberté qui ne me fait pas choisir ce que je veux ?
M.S.
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| Hilary Putnam, Philosophie de la logique (PDF) |

4 Ko de points
Sachant que la performance obtenue par ces codeurs revient à la qualité de la compression des données qu'ils ont su opérer, et que le principe de la compression revient à repérer des répétitions au sein de différences afin de ne retenir que leur ordre, c'est alors le thème entier de la connaisance qui est connoté par cette activité.
En effet qu'est-ce qu'une égalité mathématique, sinon un invariant par variation: quelque chose varie et quelque chose ne varie pas (la forme) .
En effet qu'est-ce qu'un concept, sinon une forme permettant de structurer un donné.
Allons plus loin, qu'est ce qu'une vie sinon des habitudes et des nouvautés irréductibles. Quelle dose de nouveauté êtes-vous susceptible d'affronter ?
M.S.
Trois mois plus tard, même terrasse, étage supérieur, comme pour prendre du recul, le chant du muezzin me donne le point de départ d'un dernier paragraphe:
Je témoigne qu'il n'y a qu'un seul Dieu et que Mohamed est son (dernier) prophète. J'ai su concilier jusqu'à présent ce point de départ et mes pérégrinations intellectuelles, cette phrase et mon faire, cette femme et cet homme.
Qu'est-ce qu'au fond une croyance ? La raison d'un pari ? La cause d'actions observables? Ou bien, est-ce quelque chose de foncièrement hétérogène à la raison et à l'action ?
Un Dieu à défaut d'une ribanbelle de divinités ? Le dernier Prophète à défaut d'une foule de prosélytes ? Que signifie ?
En l'état de mes préoccupations, en l'état de mon champ de vision, rien ne m'est plus étranger que la lame qui tranchera ces questions...
Dans quelles conditions une croyance se révèle-t-elle cruciale ? "Je crois en moi", dit-on. Est-ce là quelque chose d'observable ou est-ce quelque chose qui s'éprouve, qui se révèle à soi-même comme condition et pierre de touche de la réussite et de l'échec ?
Certes une croyance est le corrélat d'une certaine représentation du monde, d'un engagement ontologique, mais ce n'est pas ça que l'on se dit lorsque l'on pense :"Je crois en moi"; non, on veut simplement se soustraire à un certain type de déterminisme, on veut par là se rendre l'auteur irremplaçable de possibles, on met le monde face à soi et "à nous deux !".
A vrai dire, n'importe quelle croyance fait l'affaire si elle rend possible la liberté. Des problèmes apparaissent quand on lui demande de se concilier avec la multitude des autres croyances, quand on lui demande de rendre des comptes...
Alors quoi ? A quoi crois-je ?
Je crois que cette terrasse rend l'écriture possible. Heureusement c'est idiot et personne ne cherchera à me contredire. De la même façon je crois possible de concilier multitude et unicité tant que mes actions ne me réfutent pas. A la différence des sciences, la croyance ne prend pas la cohérence comme point de départ, mais comme un éventuel point d'arrivée.
Jamma el Fna, tu me dis de m'arrêter, mais personne ne t’entend, car chacun entends ce que Bon lui semble.
M.S.
Des liens en rapport avec les questions évoquées ci-dessus.
| Willard van Orman Quine, Two dogmas of empiricism |
| Joseph Vidal Rosset, Un commentaire de "on what there is" |
| Philippe de Rouilhan, L'ontologie du pluriel |
Tiens, c’est Polanski entends-je. Une autre le regarde déjà dans le viseur de son téléphone portable après avoir retiré ses lunettes Chanel, comme pour se sentir plus proche de l’éternité, ici sur la place du néant !
Mon thé a infusé trop vite et les quatre verres s'achèvent dans l’amertume d’un goût de déjà vu. Ah Usbek, comme tu savais relater les faits !
La prière est terminée et on sent un léger reflux. Il serait tant pour moi d’aller nager un peu. Mais mon regard s’arrête d’abord sur cet étalage d’œufs d’autruches. Un septuagénaire encasquété d’orange, comme le petit groupe qui l’accompagne, tente de photographier le commerçant sorcier. Celui-ci se lève, s’approche de lui et lui assène un coup de genou. La casquette étonnée rejoint très vite ses comparses et s’enfonce dans le souk, le Nikon entre les jambes, à la recherche sans doute d’une victime plus conciliante.
Soudain, au loin, un petit amas de militaires encadre une pointure un peu plus large qui, une bouteille de Sidi Ali à la main, semble veiller au bon déroulement du roulement. D’un geste du menton, il envoie l’un de ses satellites tout de brun costumé faire respecter d’un « Hey, Sidi Mohammed, agi !»* la ligne arbitraire qu’il aura tracé sur la place et faire ainsi déménager au serveur les quelques tables qui enfreignent sa loi. L’ordre revenu, le petit groupe de Sa Majesté s’en va terrasser d’autres dragons.
Quant à moi, ma deuxième théière terminée, je m’en vais chercher maintenant le moyen de trouver en moi et pour quelque temps la respiration équilibrée du stoïcien nonchalant.
Si les touristes sillonnent l’allée principale, les chemins eux restent l’abri tranquille des oiseaux et des jardiniers affairés, mais aussi des amoureux qui entament leurs premiers flirts sous l’œil bienveillant de la vénérable mosquée. Un chien endormi abuse de la pelouse et ne demande qu’à poursuivre son effort.
Les palmiers frémissants, le ciel gris, me laissent penser qu’il me faut rejoindre maintenant femme et enfant, bientôt fermer l’œil et oublier les sons du Maghreb fleurissant.
M.S.
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| Charles-Louis de Montesquieu, Lettres persanes |


















