Une journée de merde ?
"La vie c'est une tartine de merde dont il faut manger un morceau tous les jours..." Voilà un proverbe amusant n'est-ce pas ? Mais quelle réalité est-il sensé refléter. Est-ce ces petits et grands malheurs qui égrainent notre quotidien et contre lesquels on ne peut rien ? Est-il toujours possible de changer ses idées plutôt que le monde ? Sans doute cette maxime stoïcienne est-elle très belle et tentante, mais malheureusement, sauf à être déjà un sage, il n'est pas possible je crois de supporter une rage de dents même en essayant de changer ses idées.Mais alors, sommes-nous obligés de souffrir ? Il me semble que la réponse ne peut-être que oui. Néanmoins, Hobbes dans "De la délicatesse de goût et de passion" (voir l'article "le sexe dans toutes les langues") nous conseille-t-il de cultiver notre goût plutôt que notre passion. Autrement dit, il nous invite à nous former tout au long de la vie à apprécier les beautés car
"rien n’améliore autant le tempérament que l’étude des beautés, que ce soit de poésie, d’éloquence, de musique ou de peinture. Elles donnent une certaine élégance de sentiment à laquelle le reste de l’humanité demeure étranger. Les émotions qu’elles excitent sont douces et tendres. Elles détournent l’esprit de la précipitation des affaires et de l’intérêt, elles cultivent la réflexion, disposent à la tranquillité et produisent une agréable mélancolie qui, de toutes les dispositions de l’esprit, est la mieux appropriée à l’amour et à l’amitié."
Difficile, me direz-vous... et surtout inutile... Car les souffrances quotidiennes sont bien plus fortes que les plaisirs liés au goût... En effet Hume reconnaît que tout n'est pas si tranché :
"Mais peut-être suis-je allé trop loin en disant qu’un goût cultivé pour les arts raffinés éteint les passions et nous rend indifférents aux objets que le reste de l’humanité poursuit avec tant d’amour. Après plus ample réflexion, je trouve que cela augmente plutôt notre sensibilité pour toutes les passions tendres et agréables, en même temps que cela rend l’esprit incapable des émotions plus grossières et plus tumultueuses."
Finalement, face à la tartine de merde, il ne nous reste plus qu'à apprécier sa couleur, peut-être même son avant-gardisme, et peut-être ainsi son goût n'en deviendra que plus supportable.
M.S
"La vie c'est une tartine de merde dont il faut manger un morceau tous les jours..." Voilà un proverbe amusant n'est-ce pas ? Mais quelle réalité est-il sensé refléter. Est-ce ces petits et grands malheurs qui égrainent notre quotidien et contre lesquels on ne peut rien ? Est-il toujours possible de changer ses idées plutôt que le monde ? Sans doute cette maxime stoïcienne est-elle très belle et tentante, mais malheureusement, sauf à être déjà un sage, il n'est pas possible je crois de supporter une rage de dents même en essayant de changer ses idées.Mais alors, sommes-nous obligés de souffrir ? Il me semble que la réponse ne peut-être que oui. Néanmoins, Hobbes dans "De la délicatesse de goût et de passion" (voir l'article "le sexe dans toutes les langues") nous conseille-t-il de cultiver notre goût plutôt que notre passion. Autrement dit, il nous invite à nous former tout au long de la vie à apprécier les beautés car
"rien n’améliore autant le tempérament que l’étude des beautés, que ce soit de poésie, d’éloquence, de musique ou de peinture. Elles donnent une certaine élégance de sentiment à laquelle le reste de l’humanité demeure étranger. Les émotions qu’elles excitent sont douces et tendres. Elles détournent l’esprit de la précipitation des affaires et de l’intérêt, elles cultivent la réflexion, disposent à la tranquillité et produisent une agréable mélancolie qui, de toutes les dispositions de l’esprit, est la mieux appropriée à l’amour et à l’amitié."
Difficile, me direz-vous... et surtout inutile... Car les souffrances quotidiennes sont bien plus fortes que les plaisirs liés au goût... En effet Hume reconnaît que tout n'est pas si tranché :
"Mais peut-être suis-je allé trop loin en disant qu’un goût cultivé pour les arts raffinés éteint les passions et nous rend indifférents aux objets que le reste de l’humanité poursuit avec tant d’amour. Après plus ample réflexion, je trouve que cela augmente plutôt notre sensibilité pour toutes les passions tendres et agréables, en même temps que cela rend l’esprit incapable des émotions plus grossières et plus tumultueuses."
Finalement, face à la tartine de merde, il ne nous reste plus qu'à apprécier sa couleur, peut-être même son avant-gardisme, et peut-être ainsi son goût n'en deviendra que plus supportable.
M.S
Quelques textes d'Epictète (un fameux stoïcien) ici :
par Martin Seller
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Une petite aventure philosophique basée sur le livre de Bertrand Russell, Problèmes de philosophie. (nécessite le plug-in flash et Internet Explorer).
Les deux premiers chapitres de ce livre sont disponibles ici.
Si l'animation ne fonctionnne pas et que vous ne possedez pas Internet Explorer, vous la trouverez sur le site jebsto sous l'onglet philosophie.
par Martin Seller
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Textes
Nous voilà à l'aube d'un jour nouveau pourrait-on penser. Tout ce qui se passe au niveau politique semble annoncer un changement de tournure des affaires du monde. Rien n'est moins sûr ! En effet, ce n'est pas seulement en changeant les têtes que les pensées vont elles aussi changer. Arafat est mort, Sharon n'a plus d'ennemi, pourrait-on croire. N'oublions pas que ce qui fait que celui-ci était l'ennemi de celui-là, en dehors de leur inimitiés personnelles (lesquelles je crois vraiment exister), c'est surtout les intérêts de chaqu'un de ces peuples qui induisent telle ou telle politique. Or ces intérêts n'ont pas changé et il semble qu'en dehors des "il faut" de la communauté internationnale, aucun "nous allons maintenant..." ne pointe son nez. Prévisionniste politique... difficile métier. Ce que l'on se risque peut-être à dire, c'est seulement le fait que les esprits sont ajourd'hui peu nuancés et que la perte du "sens profond" de l'existence (hors religion) et l'individualisme qu'il entraine (comme on dit aujourd'hui), ne laisse présager rien de bon pour le mouvement de résistance (intellectuelle) que certains attendent. Au contraire, il semblereait que le bon sens, la rationnalité, soient désormais tâches d'état et qu'il nous reste plus qu'à attendre que ces derniers se décident à ne plus user de génératés popularisantes, afin d'apercevoir à nouveau (peut-être) un horizon d'actions et de sens possible. Autrement dit, on peu attendre longtemps. A nous de nous mettre au boulot chers lecteurs...
Un lien sans lien évident avec les problèmes abordés ci-dessus
par Martin Seller
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Cet article se veut être une proposition...
Il serait amusant n'est-ce pas, de savoir comment l'on dit "faire l'amour" en allemand, en anglais, en italien, en hollandais etc...
Comme je ne connais que l'équivalent en allemand : zusammen schlafen = dormir ensemble ,
je serais très heureux que vous m'aidiez à complèter la liste.
Si vous avez des réponses ou alors que vous connaissez d'autres équivalents moins "puritains", n'hésitez pas à me laisser un commentaire en y indiquant l'expression dans la langue voulue ainsi que sa traduction.
Pour la science,
Merci!
Il serait amusant n'est-ce pas, de savoir comment l'on dit "faire l'amour" en allemand, en anglais, en italien, en hollandais etc...
Comme je ne connais que l'équivalent en allemand : zusammen schlafen = dormir ensemble ,
je serais très heureux que vous m'aidiez à complèter la liste.
Si vous avez des réponses ou alors que vous connaissez d'autres équivalents moins "puritains", n'hésitez pas à me laisser un commentaire en y indiquant l'expression dans la langue voulue ainsi que sa traduction.
Pour la science,
Merci!
Un lien sans lien évident avec les questions abordées ci-dessus (bien que...)
par Martin Seller
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Science et vie, une dissymétrie difficilement conciliable: La science que l'on nomme sans doute mal à propos "connaissance" butte et rechigne à s'appliquer à la vie comme l'on appliquerait une recette de cuisine. Si l'on tient à garder le terme de connaissance pour une science qui serait "vitale", alors il nous faut abandonner en le reformulant le caractère technique de notre savoir. En effet, la technique scientifique c'est connaître les opérations qui permettent de résoudre un problème adéquatement posé. La science vitale ne saurait reconnaître toutes les conditions d'un problème. Cette science, si elle est possible, repose essentiellement sur la capacité à réduire par un langage les problèmes que nous pose le langage. La vie est problématique par ce qu'elle renvoie à des actions qui requièrent une technique qui ne peut s'expliquer par le langage (nous écartons ici la morale, la maxime ou le conseil qui ne sont que l'expression généralisée de la résolution d'un problème vital, impuissants par eux-mêmes à fournir au problème singulier une technique de résolution adéquate). En termes vitaux, poser adéquatement un problème c'est reconnaître que l'action manquante renvoie à un problème corrélé, toujours urgent mais laissé en suspens. Cette suspension est opérée par la formulation du problème initial. Réduire le problème initial au problème urgent c'est d'abord respecter ce dernier comme étant un problème singulier, propre. Le dénigrer c'est le renvoyer à la vie tout entière, à l’universalité. L'expression d'un problème nécessite le masque du langage par lequel il nous met en scène - et maintenant? Maintenant vient le moment où il faut savoir jouer. En quoi consiste la connaissance du jeu? Jouer c'est se laisser démasquer - donner à l'autre l'occasion de répéter l'étonnement du « tombé de masque ». Autrement dit, la science vitale c'est trouver les moyens de se laisser démasquer encore et encore - car derrière chaque masque un autre masque. L'action correspondante se nomme "exprimer". La passion correspondante peut se nommer "partager", mais encore mieux "fendre". L'urgence est alors reconnue comme la tension d'un dédoublement - la résolution comme la répétition respectée de la passion de son "autre".
Un lien sans lien évident avec les problèmes abordés ci-dessus (bien que...)
par Martin Seller
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