Puisqu'il s'agit de philosopher, puisqu'il s'agit de donner du verbe à l'expérience du sens, alors que ce que l'on nomme l'enfantement soit mon thème et mon horizon.
Combien involontaire peut être le fait de participer à la « mise au monde » d'un être, à quel point l'acte créatif dissimule mal l'irresponsable achèvement de son processus, c'est ce que l'irruption du fragile et du dépendant de l'enfant invite à expérimenter, mieux à réussir.
Quel autre problème, quel autre devoir ? N'y a-t-il que l'obligatoire joie qui participe à l'exigence de l'événement ? L'éducation, la culture convoque l'ontologie, la politique, mais la naissance impose d'abord comme principe, une solide lucidité, une animalité, une pragmatique territoriale, une chasse efficace.
C'est, on le voit, le Temps le premier concerné. C'est le Temps comme ce qui à la limite dévoile un nouveau mode de vie, une nouvelle façon de dire oui à l'existence. C'est comme si le Temps se donnait à nouveau, comme s'il était jusqu'alors méconnu, comme si ce qu'il donnait à ressentir jusqu'à présent, ce n'était que sa forme, sa limite. Maintenant c'est son contenu, sa matière, le devenir infini qu'il porte en lui qui se manifeste. Il rend soudain responsable de lui.
Sans l'enfant, le Temps à un goût de mort supportable ; avec lui l'anéantissement pend de la profondeur en même temps qu'il se présente comme l'horizontalité, le balancier d'un lien. C'est le Temps du premier et du dernier homme. Il se distingue du Temps cosmique, tout en s'indiquant comme sa métaphore.
Pour un temps, la philosophie se perd en métaphores.
Combien involontaire peut être le fait de participer à la « mise au monde » d'un être, à quel point l'acte créatif dissimule mal l'irresponsable achèvement de son processus, c'est ce que l'irruption du fragile et du dépendant de l'enfant invite à expérimenter, mieux à réussir.
Quel autre problème, quel autre devoir ? N'y a-t-il que l'obligatoire joie qui participe à l'exigence de l'événement ? L'éducation, la culture convoque l'ontologie, la politique, mais la naissance impose d'abord comme principe, une solide lucidité, une animalité, une pragmatique territoriale, une chasse efficace.
C'est, on le voit, le Temps le premier concerné. C'est le Temps comme ce qui à la limite dévoile un nouveau mode de vie, une nouvelle façon de dire oui à l'existence. C'est comme si le Temps se donnait à nouveau, comme s'il était jusqu'alors méconnu, comme si ce qu'il donnait à ressentir jusqu'à présent, ce n'était que sa forme, sa limite. Maintenant c'est son contenu, sa matière, le devenir infini qu'il porte en lui qui se manifeste. Il rend soudain responsable de lui.
Sans l'enfant, le Temps à un goût de mort supportable ; avec lui l'anéantissement pend de la profondeur en même temps qu'il se présente comme l'horizontalité, le balancier d'un lien. C'est le Temps du premier et du dernier homme. Il se distingue du Temps cosmique, tout en s'indiquant comme sa métaphore.
Pour un temps, la philosophie se perd en métaphores.
M.S.
Un lien sans lien évident avec les thèmes évoqués ci-dessus
Autre point de vue
![]() |
| Saint Augustin, Les Confessions - La création et le temps |
Autre point de vue
![]() |
| Frédéric Nef, Temps et connexion.mp3 ( via ENS) |
Commentaires
ça y est j'ai trouvé mes ressources philo! le rêve de mes 17 ans, "désir demeuré désir"...enfin prendre le temps et les moyens d e la pensée:@+
commentaire n° : 2
posté par :
colchique
(site web)
le: 04/12/2005 10:05:43
Rebonjour, puis-je me permettre de te mettre en lien sur mon blog ?
Histoire d'ouvrir une porte sur ce Savoir...
J'attends ta réponse...
Bonne continuation...
Histoire d'ouvrir une porte sur ce Savoir...
J'attends ta réponse...
Bonne continuation...
commentaire n° : 3
posté par :
Laurent
(site web)
le: 04/12/2005 14:39:58
Tout lien est bienvenu,
Mais, de grâce, ne prenez pas mes écrits pour du Savoir.
Ce ne sont que quelques traces des mes activités corticales, celles qui ont passé la porte de la pudeur.
En ce qui concerne le Savoir, n'hésitez pas à consulter les liens que je donne à la fin de mes articles.
Bonne lecture et merci pour vos commentaires.
Mais, de grâce, ne prenez pas mes écrits pour du Savoir.
Ce ne sont que quelques traces des mes activités corticales, celles qui ont passé la porte de la pudeur.
En ce qui concerne le Savoir, n'hésitez pas à consulter les liens que je donne à la fin de mes articles.
Bonne lecture et merci pour vos commentaires.
réponse de : Martin Seller (site web)
le: 04/12/2005 15:09:13
Le lien est crée...
Sans doute que la philosophie est un univers trop immense pour pouvoir intégrer tout son Savoir, mais ton blog est une porte sur celui-ci.
Bonne continuation...
Sans doute que la philosophie est un univers trop immense pour pouvoir intégrer tout son Savoir, mais ton blog est une porte sur celui-ci.
Bonne continuation...
commentaire n° : 4
posté par :
Laurent
(site web)
le: 05/12/2005 17:09:47
Le lien évident avec les textes ci-dessus c'est que Saint Augustin, lui, est né une seconde fois...
commentaire n° : 5
posté par :
PhÚne
(site web)
le: 10/12/2005 18:05:18
En effet Phène,
C'est bien le lien, ou plus précisément la métaphore.
L'enfantement est sans doute une deuxième naissance, et celle-ci est le moyen de prendre conscience de la première, et ceci est peut-être le signe que l'existence est un oignon...
C'est bien le lien, ou plus précisément la métaphore.
L'enfantement est sans doute une deuxième naissance, et celle-ci est le moyen de prendre conscience de la première, et ceci est peut-être le signe que l'existence est un oignon...
réponse de : Martin Seller (site web)
le: 11/12/2005 15:42:57
augustin, avant de devenir évèque d'hippone, a été auditeur manichéiste pendant dix ans; ne pouvant devenir élu chez les manichéens, il est devenu chrétien et il s'est distingué dans le zèle apporté à la persécution de ces vils manichéens qui n'avait pas reconnu à sa juste valeur son grand talent intellectuel.
commentaire n° : 6
posté par :
gmc
(site web)
le: 11/12/2005 12:24:14
Merci gmc pour ces précisions,
Même s'il est étrange de penser qu'Augustin s'est converti au christianisme en raison d'une frustration ou d'une volonté de vengeance... Mais qui sait?
Même s'il est étrange de penser qu'Augustin s'est converti au christianisme en raison d'une frustration ou d'une volonté de vengeance... Mais qui sait?
réponse de : Martin Seller (site web)
le: 11/12/2005 15:23:57
Non,non, Martin, je parlais de la naissance du corps de l'Esprit pas de celle d'un deuxième corps de chair
commentaire n° : 7
posté par :
PhÚne
(site web)
le: 11/12/2005 17:09:10
J'avais bien compris Phène,
(Je lis J.-T. Dessanti, Réflexion sur le temps, où il est question de la conversion de Saint-Augustin et le type de rapport au temps que cela implique).
Par ce lien sans « rapport évident », je voulais signaler que l'enfantement pouvait peut-être revêtir une fonction similaire à celle de la conversion dans le rapport que ces événements entretiennent avec le temps. Dans les deux cas, je suppose que le rapport au temps change en s'éclairant, s'explique par l'événement, s'offre comme une promesse et une responsabilité.
Mais ce n'est pas évident...
P.-S. Merci de votre intérêt :)
(Je lis J.-T. Dessanti, Réflexion sur le temps, où il est question de la conversion de Saint-Augustin et le type de rapport au temps que cela implique).
Par ce lien sans « rapport évident », je voulais signaler que l'enfantement pouvait peut-être revêtir une fonction similaire à celle de la conversion dans le rapport que ces événements entretiennent avec le temps. Dans les deux cas, je suppose que le rapport au temps change en s'éclairant, s'explique par l'événement, s'offre comme une promesse et une responsabilité.
Mais ce n'est pas évident...
P.-S. Merci de votre intérêt :)
réponse de : Martin Seller (site web)
le: 11/12/2005 18:39:04
J'aimerais éclaicir un point qui me paraît assez important : c'est bien en effet l'horizontalité du temps qui restitue la métaphore de sa verticalité et pourtant nous sommes encore à ce degré dans la dimension de la conception. Par contre l'enfantement qui est le point de jonction des deux Temps est le lieu Unique de la Transfiguration.
commentaire n° : 8
posté par :
PhÚne
(site web)
le: 11/12/2005 19:28:30
Phène,
Que dois-je comprendre par "la verticalité du temps" ? Est-ce le fait que quelque chose fait irruption dans le temps ? Ou bien est-ce le fait que le temps mènerait à quelque chose de plus haut, comme une échelle ?
La transfiguration (i.e. le changement d'apparence du Christ, révélant sa nature divine) serait-elle alors une métaphore du changement de nature de l'existence, comme participation au divin, dans le cas de l'enfantement ?
Que dois-je comprendre par cette dimension conceptuelle (vous dites "de la conception"); est-elle a vos yeux un degré de conscience précédant une conscience plus haute que seul l'enfantement permettrait d'atteindre ?
Merci de m'éclairer.
Que dois-je comprendre par "la verticalité du temps" ? Est-ce le fait que quelque chose fait irruption dans le temps ? Ou bien est-ce le fait que le temps mènerait à quelque chose de plus haut, comme une échelle ?
La transfiguration (i.e. le changement d'apparence du Christ, révélant sa nature divine) serait-elle alors une métaphore du changement de nature de l'existence, comme participation au divin, dans le cas de l'enfantement ?
Que dois-je comprendre par cette dimension conceptuelle (vous dites "de la conception"); est-elle a vos yeux un degré de conscience précédant une conscience plus haute que seul l'enfantement permettrait d'atteindre ?
Merci de m'éclairer.
réponse de : Martin Seller (site web)
le: 12/12/2005 13:35:18
augustin est un intello de premier plan, c'est très clair mais manichéen pendant 10 ans (pas pendant 6 mois) et non reconnu par les autres pour devenir élu, statut équivalent au statut des parfaits cathares, avec une ascèse on ne peut plus rigoureuse vis-à-vis du temporel, pour devenir par la suite un des plus fervent apôtres de la répression envers le manichéisme, ça donne un éclairage assez particulier au personnage (il y a un ouvrage là-dessus "mani et la tradition manichéenne" de françois ducret, Seuil 1974 {réed sept.2005})
commentaire n° : 9
posté par :
gmc
(site web)
le: 11/12/2005 19:31:01
Encore merci gmc pour ces précisions historiques.
Il est vrai que je ne suis pas un connaisseur de ce penseur. Le "saint" dont il est affublé m'a sans doute aveuglé plutôt qu'éclairé. Il est toujours si vivifiant de considérer plus attentivement sur quel sol les croix sont érigées...
Il est vrai que je ne suis pas un connaisseur de ce penseur. Le "saint" dont il est affublé m'a sans doute aveuglé plutôt qu'éclairé. Il est toujours si vivifiant de considérer plus attentivement sur quel sol les croix sont érigées...
réponse de : Martin Seller (site web)
le: 12/12/2005 13:42:42
Votre intuition est juste Martin et selon votre souhait permettez-moi de l'éclairer à la lumière de ma propre expérience.
J'aimerais tout d'abord apporter une petite précision en disant que le temps horizontal est celui de la réflexion et le temps vertical celui du Raisonnement : le premier étant en l'Etreté la métaphore du second.
Le temps vertical est un concept majeur(d'autres le nommeront "chemin") qui mène à un état spirituel mature. Il qualifie les divers degrés de la "clarté des vides" jusqu'à la "visio dei". Le terme de gestation de cette conscience toujours plus pure est la transfiguration de l'apparence subtile du compréhensible (intellect profane) en Corps de Lumière.
En ce lieu même de l'Annonciation (l'instant de la Conception) la conscience temporelle se transmue en
Initiable. L'état spirituel ayant atteint l'espace plénier du souffle zénithal se confond avec l'Esprit où s'appréhende le Langage inspiré.De cette Alchimie simple du Vivant émane l'icône de l'Enfantement.
P.S. Merci de l'attention que vous portez à mon humble témoignage.
J'aimerais tout d'abord apporter une petite précision en disant que le temps horizontal est celui de la réflexion et le temps vertical celui du Raisonnement : le premier étant en l'Etreté la métaphore du second.
Le temps vertical est un concept majeur(d'autres le nommeront "chemin") qui mène à un état spirituel mature. Il qualifie les divers degrés de la "clarté des vides" jusqu'à la "visio dei". Le terme de gestation de cette conscience toujours plus pure est la transfiguration de l'apparence subtile du compréhensible (intellect profane) en Corps de Lumière.
En ce lieu même de l'Annonciation (l'instant de la Conception) la conscience temporelle se transmue en
Initiable. L'état spirituel ayant atteint l'espace plénier du souffle zénithal se confond avec l'Esprit où s'appréhende le Langage inspiré.De cette Alchimie simple du Vivant émane l'icône de l'Enfantement.
P.S. Merci de l'attention que vous portez à mon humble témoignage.
commentaire n° : 10
posté par :
PhÚne
(site web)
le: 13/12/2005 11:03:53
Phène,
Si je « raisonne » bien, en paraphrasant quelque peu, lorsque je réfléchis je n'atteins qu'une image, une surface, qui n'est pas encore la « vison de Dieu », mais seulement sa métaphore. Dieu, devenu Corps (de lumière), lui pourtant si souvent conçu comme n'ayant point d'étendue, ne s'atteint pas d'ans la conscience de l' « êtreté», la conscience temporelle du « je suis », mais au terme d'un chemin où la conscience s'épure, s'abstrait, annonce un degré ou l'esprit est susceptible d'être initié à un nouveau langage, un langage inspiré.
Si toutefois l'esprit est à un certain moment « initiable », c'est qu'il appelle un initiateur qui mène de la conception, à l'enfantement. L'accès à ce zénith de l'échelle verticale du temps, nécessite donc une autre personne ou un autre esprit. Qui est-il ? et quelle pratique suggère-t-il ?
Si je « raisonne » bien, en paraphrasant quelque peu, lorsque je réfléchis je n'atteins qu'une image, une surface, qui n'est pas encore la « vison de Dieu », mais seulement sa métaphore. Dieu, devenu Corps (de lumière), lui pourtant si souvent conçu comme n'ayant point d'étendue, ne s'atteint pas d'ans la conscience de l' « êtreté», la conscience temporelle du « je suis », mais au terme d'un chemin où la conscience s'épure, s'abstrait, annonce un degré ou l'esprit est susceptible d'être initié à un nouveau langage, un langage inspiré.
Si toutefois l'esprit est à un certain moment « initiable », c'est qu'il appelle un initiateur qui mène de la conception, à l'enfantement. L'accès à ce zénith de l'échelle verticale du temps, nécessite donc une autre personne ou un autre esprit. Qui est-il ? et quelle pratique suggère-t-il ?
réponse de : Martin Seller (site web)
le: 14/12/2005 22:46:20
Salam,
alors la création est-elle comme accoucher des idées comme disait Socrate ?
Mais tu oublies l'interrogation dans ta dialectique.
Sauf si tu te veux artiste alors tu laisse aller ton imagination et tes sentiments, avec l'expérience pour laisser parler ton ame.
Le temps c'est aussi la peur de la mort et la peur de n'avoir rien réalisé.
C'est ce que tu ressens devant le vide de ton existence.
L'existence sans sens n'a aucun gout. Sauf si tu écoutes ce que les anciens ont dit et écrit. Et l'homme inventa aussi la religion pour expliquer les mystères du monde et aussi ses mystères. Et aussi se donner une échelle dans l'infiniment grand de l'univers. Et se donner des réponses face à son destin et sa mort.
Je te propose de visiter mon blog aussi !
http://amourislam.over-blog.com/
C'est un blog pas intello, mais c'est pas le but ! Le but c'est la simplicité. Chose que tu sembles craindre :-D . Car la simplicité c'est la vérité.
Salam
alors la création est-elle comme accoucher des idées comme disait Socrate ?
Mais tu oublies l'interrogation dans ta dialectique.
Sauf si tu te veux artiste alors tu laisse aller ton imagination et tes sentiments, avec l'expérience pour laisser parler ton ame.
Le temps c'est aussi la peur de la mort et la peur de n'avoir rien réalisé.
C'est ce que tu ressens devant le vide de ton existence.
L'existence sans sens n'a aucun gout. Sauf si tu écoutes ce que les anciens ont dit et écrit. Et l'homme inventa aussi la religion pour expliquer les mystères du monde et aussi ses mystères. Et aussi se donner une échelle dans l'infiniment grand de l'univers. Et se donner des réponses face à son destin et sa mort.
Je te propose de visiter mon blog aussi !
http://amourislam.over-blog.com/
C'est un blog pas intello, mais c'est pas le but ! Le but c'est la simplicité. Chose que tu sembles craindre :-D . Car la simplicité c'est la vérité.
Salam
commentaire n° : 11
posté par :
amourislam
(site web)
le: 22/12/2005 09:07:46
Marhaba dans mon blog Amourislam,
Je crois ne pas craindre la simplicité, mais plutôt la rechercher. L'artiste, comme le penseur doivent l'avoir en point de mire, et j'espère être un peu des deux.
Oui le temps c'est aussi la peur de la mort, la peur de n'avoir rien réalisé. Mais la naissance d'un enfant comble une partie de ce gouffre béant qu'est la mort. Et c'est bien de celà dont je parlais dans mon article.
Certes, le trou est sans fond et l'enfant ne suffira jamais à le combler, mais il jette toutefois une frêle passerelle au dessus de ce néant, comme un promesse, un quelque chose que la religion ne saurait me donner.
Moi qui ne te connais pas, je te sens également en recherche de spiritualité. Tu as peu-être trouvé en la religion l'échelle qui te pemet de vous regarder toi et le monde comme un mystère éclairci. Je préfère quant à moi, tant que je puis en être à la hauteur, garder ce mystère intact, car il me sert , crois-je, à garder les yeux ouverts, à ne pas préjuger plus que nécessaire, à me donner la force de penser.
A bientôt.
Je crois ne pas craindre la simplicité, mais plutôt la rechercher. L'artiste, comme le penseur doivent l'avoir en point de mire, et j'espère être un peu des deux.
Oui le temps c'est aussi la peur de la mort, la peur de n'avoir rien réalisé. Mais la naissance d'un enfant comble une partie de ce gouffre béant qu'est la mort. Et c'est bien de celà dont je parlais dans mon article.
Certes, le trou est sans fond et l'enfant ne suffira jamais à le combler, mais il jette toutefois une frêle passerelle au dessus de ce néant, comme un promesse, un quelque chose que la religion ne saurait me donner.
Moi qui ne te connais pas, je te sens également en recherche de spiritualité. Tu as peu-être trouvé en la religion l'échelle qui te pemet de vous regarder toi et le monde comme un mystère éclairci. Je préfère quant à moi, tant que je puis en être à la hauteur, garder ce mystère intact, car il me sert , crois-je, à garder les yeux ouverts, à ne pas préjuger plus que nécessaire, à me donner la force de penser.
A bientôt.
réponse de : Martin Seller (site web)
le: 26/12/2005 11:27:36
Martin,
Je vous ai répondu par email, l'avez-vous reçu?
commentaire n° : 12
posté par :
PhÚne
le: 25/12/2005 11:11:55
Oui Phène,
J'ai bien reçu votre réponse et vous en remercie, mais je viens aussi de "recevoir" un enfant (d'où le titre de l'article), alors veuillez comprendre que je bénéficie de beaucoup moins de temps pour vous répondre avec pertinence. Je vous prie donc de patienter et de m'excuser...
A bientôt...
J'ai bien reçu votre réponse et vous en remercie, mais je viens aussi de "recevoir" un enfant (d'où le titre de l'article), alors veuillez comprendre que je bénéficie de beaucoup moins de temps pour vous répondre avec pertinence. Je vous prie donc de patienter et de m'excuser...
A bientôt...
réponse de : Martin Seller (site web)
le: 26/12/2005 11:10:23
Tombé sur cette page suite à une recherche sur "verticalité du temps", c'est qui MS ?
Les chronologies sont c'est certain souvent trop représentées à l'horizontale
commentaire n° : 13
posté par :
alain
le: 03/03/2006 00:27:50
Bonjour Alain, MS c'est Martin Seller, autrement dit l'auteur de ce Blog, autrement dit Moi.
Quand à la verticalité ou à l'horizontalité de la représentation du temps, à mon sens elle ne change rien. J'utilisais pour ma part la notion de profondeur qui reste une métaphore pour indiquer que la naissance est un événement qui induit un rapport différent au temps, un événement qui nous y rend plus sensible en quelque sorte, qui nous implique dans le futur, qui nous rend peut-être plus profond.
La question reste à mon sens plutôt celle de la continuité ou discontinuité du temps. Dans cet article je parlais de déchirure du temps liée justement à sa profondeur. Mais ceci ne restent que des métaphores.
A bientôt j'espère
Quand à la verticalité ou à l'horizontalité de la représentation du temps, à mon sens elle ne change rien. J'utilisais pour ma part la notion de profondeur qui reste une métaphore pour indiquer que la naissance est un événement qui induit un rapport différent au temps, un événement qui nous y rend plus sensible en quelque sorte, qui nous implique dans le futur, qui nous rend peut-être plus profond.
La question reste à mon sens plutôt celle de la continuité ou discontinuité du temps. Dans cet article je parlais de déchirure du temps liée justement à sa profondeur. Mais ceci ne restent que des métaphores.
A bientôt j'espère
réponse de : Martin Seller (site web)
le: 03/03/2006 15:01:52
On peut comparer le temps, tel que l'homme le conçoit, à une demi-droite. Le temps et la demi-droite ont une origine d'un côté, et de l'autre côté, ils s'étendent à l'infini. L'origine, c'est le présent pensé. On peut voir la naissance d'un enfant de deux façons. Soit nous le considérons comme NOTRE enfant. Nous concevons sa vie alors comme une autre demi-droite dont l'origine se trouve quelque part sur la nôtre. Au-delà, les deux demi-droites se confondent.Notre vie apparaît, dès lors, moins réelle. Celle de l'enfant semble l'emporter.
Soit nous considérons que cet enfant n'est pas notre enfant, il ne nous appartient en rien, alors les deux vies ou les deux demi-droites restent distinctes. Le temps, pour nous, reste le même.
Soit nous considérons que cet enfant n'est pas notre enfant, il ne nous appartient en rien, alors les deux vies ou les deux demi-droites restent distinctes. Le temps, pour nous, reste le même.
commentaire n° : 14
posté par :
Jean Louis
(site web)
le: 22/07/2006 18:46:28
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Bonne continuation...