Vendredi 30 décembre 2005
À mon sens, le questionnement philosophique naît d'une tension. Cette tension est provoquée par un décalage. Il y a plusieurs types de décalages qui sont les signes d'une inadéquation de la représentation au Réel, essayons d'en signaler quelques-uns :
La Différence :
1) L'Autre profère des opinions qui nous semblent aller à l'encontre de ce que le coeur devrait sentir.
2) L'Autre rechigne à changer d'avis, ne cherche jamais dirait-on à se remettre en question.
3) L'Autre ne s'intéresse pas aux intérêts que l'on croit universels.
La Connaissance :
1) La connaissance est toujours partielle, on ne saura jamais tout ce qu'on veut savoir.
2) Quand nous savons, nous savons comment, mais pas pourquoi.
3) Les connaissances abstraites sont belles, mais en apparence souvent inutiles
Moi et Moi :
1) Je crois savoir ce qui est bien, mais ne le fait pas, ou bien je ne sais pas ce qui est bien, mais fait comme si je le savais.
2) Je m'énerve pour des choses qui ne dépendent pas de moi.
3) Je ne m'occupe pas assez de mon corps.
Rentrer dans chacune de ces questions et en démêler les fils est fastidieux et parfois sans issue. Pourquoi s'attacher à les analyser, alors que l'on pourrait se dire : « Je sais que je ne suis pas au clair avec ces questions, laissons-les en l'état tant qu'elles ne deviennent pas cruciales ». Pourtant, force et de constater qu'une fois laissées de côté, elles réapparaissent au coin d'une nouvelle expérience et ne manquent pas de nouer la conscience comme se noue l'estomac. Force et aussi de constater que lorsqu'on s'adonnait à leur analyse, on avançait certes peu, mais on avait l'impression d'être un peu plus, comment dire, « conscient ».
Alors à quoi bon la philosophie ?
J'aimerais dire que la philosohie sert à quelque chose, mais je crois qu'elle ne sert à rien: la philosophie n'est à mon sens pas un outil. Elle est une attitude. Dans les premières étapes de mon initiation, j'étais extrêmement attiré par le doute. Je comprends maintenant que ce n'était pas tant le doute, mais une sorte d'humilité, une sorte de « tais-toi, et essaye d'apprendre, avant de donner ton avis ». Je me suis ensuite amusé à m'entendre dire : « D'abord, j'ai appris à écouter, ensuite j'ai appris à parler". Mais il me semble aujourd'hui qu''il me faut recommencer à me questionner le plus simplement du monde avec, il est vrai, les traces qu'ont laissé sur moi les pages et les expériences.
Je remarque aussi que ce qui me plaît n'est pas tant de répondre à des questions, mais d'oser les poser. Il me semble que l'on recense mieux les hypo-thèses lorsque l'on s'adonne au dialogue. A partir, d'une opinion, aller comme Socrate à la recherche des préjugés, démasquer la routine de la pensée. Combien de temps ? Le temps qu'il me faudra pour tomber sur une nouvelle nodosité.
Quant à l'inadéquation de la représentation, réjouissons-nous que le Réel nous rappelle sa dureté. Il nous signifie sans doute que nous sommes sur la bonne voie. Car de deux choses l'une, lorsque le réel ne fait plus mal, c'est soit que notre forteresse ne le laisse entrer que par ses plus fines meurtrières ou simplement que nous sommes déjà morts.
M.S.
Un lien sans lien évident avec les questions évoquées ci-dessus
Par Martin Seller
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La philosophie est sans doute un éternel questionnement, une autre façon de conçevoir la Vie...
Bonne fin d'année...
- le Réel n'a rien de dur: ce sont les égarements égotiques qui rendent le retour à la réalité difficile.
- "lorsque le Réel ne fait plus mal": rappelez-vous que pour être, il convient de mourir à soi-même.
- philosopher ne sert à rien effectivement: depuis socrate, peu de philosophes: la philosophie est représentative des activités de comparaison, classement et archivage du mental. sachant que la pensée humaine ne sait pas répondre à la question "qui suis-je?", on pourrait croire que le philosophe s'arrête à cette question mais les délires mentaux font qu'on préfère aller ratiociner sur d'autres points mineurs plutôt que d'affronter la réalité.
- la différence: toutes les opinions sont justes (et fausses en même temps)
dans un monde où la dualité règne, l'existence de l'autre est déjà une situation de crise.
"aime ton prochain comme toi-même" car...ton prochain EST toi-même
- la connaissance mène à "je sais que je ne sais rien", seul l'Absolu peut savoir. le jnana yoga (voie de la connaissance) en inde mène à la soumission, comprenez ce que cela signifie.
- moi et moi: essayez de démontrer "je suis ce corps" , essayez de démontrer "je pense et ces pensées sont miennes"; si vous n'y arrivez pas, dites-vous que c'est normal, ces deux affirmations sont fausses
toutes les pratiques spirituelles ou religieuses n'ont qu'un seul but: calmer l'agitation mentale et rien d'autre.
si vous passez par le blog gmc, allez jeter un oeil à la rubrique "à-propos" et essayer de comprendre le portrait qui y figure
bon courage
Vous dites que c'est le retour à la réalité et non le réel lui-même qui est dur.
Je dois bien entendu vous donner raison sur ce point en raison du fait que « dur » ou « mou » sont des termes relatifs. On pourrait dire que le Réel, quoi que ce terme veuille signifier apparaît comme dur si la chose qui mesure cette dureté est elle-même moins dure que le Réel. Est-ce l'égarement engendré par l'égoïsme qui « nous » rend si mou, ou oserions-nous supposer que le Réel est dur « en soi » ou du moins, toujours plus dur que ce qui entrera en relation avec sa « matière » ? Je crois que c'est cette seconde voie que je voulais emprunter en parlant de « décalage ». Que l'on soit égoïste ou altruiste, la différence de l'Autre m'apparaîtra toujours comme une énigme, quelque chose que je ne puis comprendre, mais seulement accepter. Comme vous dites : « L'existence de l'Autre est déjà une situation de crise “.
Maintenant, comment gérer cette situation ? Vous semblez indiquer que les égarements de l'égoïsme pourraient se « soigner » en « mourant à soi-même ». « Etre » ne serait pas une chose donnée d'avance, mais quelque chose à conquérir, quelque chose à tuer en soi ou pour soi. Je comprends par là que ce qui EST est ce qui change, ce qui doit en un sens mourir pour perdurer ou persister. L'égoïsme serait alors la volonté de ne point changer, de ne point se laisser changer, de ne pas se laisser mourir (ou tuer) par l'« amour ». L'amour apparaît alors tout naturellement non-pas comme ce qui fait vivre ou mourir - ces deux termes se confondant dans un certain événement - mais comme ce qui fait changer.
Mais pour aimer adéquatement, vous dites qu'il faut aimer son prochain « comme soi-même », car « ton prochain EST toi-même » : je comprends ici que la façon dont m'apparaît mon prochain est directement liée à la façon dont je m'apparais. Le problème est toutefois, que cet adage ne dit pas comment m'aimer. Car si je m'aime mal, alors j'aimerai mal mon prochain. Peut-être faut-il entendre le « comme » à la façon « mais aussi », de sorte que cet adage veuille dire « Aime ton prochain, mais aussi toi-même ». On peut en effet vouloir aimer son prochain, mais ne pas y parvenir correctement ayant oublié de s'aimer aussi soi-même. Toutefois, cette version ne nous dit pas non plus ce qu'est aimer. Si maintenant j'intègre l'information suivant laquelle mon prochain EST moi-même, alors je peux peut-être comprendre qu'aimer mon prochain, c'est apprendre à m'aimer moi-même ou inversement.
Donc si Etre c'est mourir à soi-même et que mourir à soi-même c'est changer et que changer c'est aimer et qu'aimer c'est comprendre que son prochain c'est soi-même. Il ne reste plus qu'a saisir la façon dont se réalise cette compréhension : vous me suggérez, que comprendre la différence - comprendre que son prochain c'est soi-même - c'est comprendre que toutes les opinions sont justes et fausses en même temps. C'est peut-être là qu'est la source du problème, ce que seul l'Absolu peut saisir. Faut-il « savoir que l'on ne sait rien » pour comprendre pleinement la situation paradoxale des opinions justes et fausses à la fois ? Je crois peut-être comprendre où vous voulez en venir. A mon sens, les opinions reposent sur des valeurs à la différence des connaissances qui seraient sensées reposer sur des faits. Dois-je comprendre que c'est un fait que les opinions se valent (sont, donc justes ou adéquates) en tant qu'elles sont des moyens de comprendre qu'elles sont fausses (qu'elles ne sont que des valeurs), à la façon dont Socrate sondait les opinions de ses contemporains pour y trouver quelque fond solide ?
Peut-être est-ce là que l'égoïsme prend son sens. Je suis égoïste quand je prétends que mes valeurs sont des faits. J'aime mon prochain comme moi-même quand je comprends que mes valeurs sont seulement des valeurs, qu'elles sont justes et fausses à la fois. J'aime mon prochain et ses valeurs (aussi différentes soient-elles) pour ce qu'elles m'apportent en potentiel de changement et de persistance.
Ceci me renvoie pourtant au début de l'analyse : La Réalité - Le Réel. Pourquoi est-ce si dur ? Parce qu'une fois les constats ci-dessus faits, une fois la conscience mieux remplie, la pensée dans son mouvement tend à s'arrêter à se figer, contente du progrès accompli. Mais il faut à nouveau « savoir que l'on ne sait rien » ; et pourtant, on croyait savoir quelque chose... L'Autre, la Différence et Moi réapparaissent et nous incitent à sentir que la pensée n'est que le symptôme du changement, que la seule chose agissante c'est l'amour et que la pensée manque à le cerner pour l'utiliser comme un outil. Qu'est-ce que l'amour ?
P.-S.
" gmc
Je ne suis pas ce corps et il n'est pas mien
je ne suis pas ces pensées et elles ne sont pas miennes
je ne suis pas ces émotions et elles ne sont pas miennes
je ne suis pas l'auteur de ces actes. "
Je ne suis pas un sujet, je suis l'esprit, le souffle de vie, je suis toi et moi je suis incorporel, je suis l'amour ?
P.P.-S. Bien des choses doivent encore être éclaircies, merci de m'avoir donné la réplique. A bientôt j'espère.
si l'Amour est un sentiment, qu'est-ce qu'un sentiment? c'est l'interprétation psychologique d'un ressenti:
- aucun humain n'est capable de produire ou d'émettre un ressenti, ce dernier ne peut qu'être éprouvé.
- un ressenti est une sensation, les interprétations (et aussi malheureusement l'appropriation) mentales ne sont que des délires. il n'y a nul besoin, hors l'activité mentale, de qualifier une sensation.
L'Amour est l'état d'être originel de l'humanité, il est inclusif et non assujetti à des éléments extérieurs du type personnes ou autres objets physiques ou psychiques. il est inconditionné, c'est l'état naturel.quand il est exclusif (du type "toi et moi"), ce n'est pas de l'Amour mais de l'intérêt car exclusif signifie "qui exclut" et est donc à l'opposé de la réelle nature de l'Amour.
seul "synonyme" ou analogie pour le verbe aimer: servir.
c'est très sympa ce que vous dites mais vous ne considérez pas l'ensemble du problème:
- à la question "qui suis-je?" la pensée humaine ne sait que répondre "je ne sais pas"; on pourrait croire que le philosophe sérieux s'arrête à ce point pour définir le sujet observant mais l'arrogance humaine est telle qu'on préfère disserter sur des points mineurs.
- AUCUN physiscien ne sait dire ce qu'est la matière
- AUCUN biologiste ne sait dire ce qu'est la vie
- AUCUN psy ne sait dire ce qu'est la conscience
- AUCUN paléontologue n'est capable d'expliquer l'apparition d'homo sapiens sapiens et de son néo-cortex.
en matière de rationalité, le monde "scientifique" occidental frise l'obscurantisme avec toutes ces omissions volontaires.
voici du concret:
aujourd'hui, la pensée humaine (= 100% de conditionnements) ne sait pas répondre à la question "qui suis-je?", ceci est un fait.
en l'absence donc d'une définition du sujet, que vaut le résultat d'une observation censée être "objective", donc issue d'une relation entre un sujet observant et un objet observé par l'intermédiaire d'un troisième terme appelée observation? rien de plus qu'une spéculation oiseuse (et ne mettez pas sur la table le mythe délirant de l'objectivité sans sujet, par pitié).
d'autre part, essayez donc de démontrer PERSONNELLEMENT ces deux présupposés infondés:
"je suis ce corps ou ce corps est mien"
"je suis ces pensées ou ces pensées sont miennes"
après cela, on reparle de "grandir" et "d'émerveillement", mais seulement après...
nb: "science" en grec ou en latin veut dire savoir et, en aucun cas, connaissance.
Pour savoir il faut connaître..! si je ne connais pas le sujet comment savoir qu'il existe ...? quand je communique avec mes élèves, je leur présente le sujet, l'objet à définir et aprés je transmets la science où un début de science....!......Pour qu'il est observation, il faut qu'il est un objet à observer.....je ne sais pas s'il y a un mal entendu..... je n'accepte pas que l'on dise que la philosophie " c'est un vide que l'on remplit avec des mots "...! et que l'on fait croire que c'est la défintion absolue de la philosophie.....!.....et pour moi aussi avec mes petits 100 milliards de neurones je ne comprends pas l'objectivité sans objet....! et sans sujet...!
Pour le qui suis-je.....? je vais l'aborder dans mes articles.
Personnellement je l'aborde sans prétention aprés on en parlera avec plaisir.....Victor-Dominique. M
je pense que le questionnement philosophique ne naît pas d'une tension mais est inné dans tout homme : tout homme se cherche et a besoin de réponses sur l'univers, la mort, lui-même etc.
La différence n'est que superficielle car tous les hommes se ressemblent.
Les opinions sont différentes car chacun a sa vision, sa voie, son expérience, son rythme, sa perception. Les différences sont donc naturelles et une richesse et non pas un obstacle à l'inter-compréhension, sauf si on veut avoir raison, si on est arrogant et dictatorial.
La connaissance est une interprétation de la réalité : elle est dynamique et pas figée. Aucune connaissance n'est inutile ! Rien n'est abstrait, tout est concret.
Il n'y a pas deux moi, mais un seul.
On ne peut pas séparer les actes de ses pensées.
On ne peut pas s'énerver pour ce qui ne nous concerne pas.
On doit s'occuper de son corps et de son esprit car ils sont inséparables.
Et on peut bien entendu laisser les questions en suspens. C'est une question de priorité mais aussi de logique : on ne peut pas avoir réponse à toutes ses questions.
Alors à quoi bon la philosophie ?
C'est un apprentissage de soi-même car l'homme est avant tout égoiste et égocentrique.
Salutations.
magnétique,
le philosophe (le vrai, pas le verbieur oiseux à la onfray) arrivé devant son absence de réponse à "qui suis-je?" devrait normalement s'en tenir là et s'émerveiller devant cette question. malheureusement, en occident, on préfère aller baguenauder sur des sujets sans aucun intérêt alors même qu'on n'a pas défini le sujet observant.
c'est toute la différence entre le philosophe et le mystique qui, lui, affronte cette question et s'y plonge alors que le philosophe, par paresse ou peur, oublie sciemment son absence de réponse à cette fameuse question, ce qui fait que l'ensemble de ses considérations peuvent être considérées comme oiseuses, étant donné que l'élément principal de ses observations n'est pas défini. ceci peut être appliqué à l'ensemble des disciplines dites "scientifiques" en occident, on frise l'obscurantisme dans ce domaine.
nb: la connaissance a une différence essentielle avec le savoir: ce qui la fonde est une expérimentation personnellle et non le colportage de théories inventés par d'autres et généralement non vérifiées.
J'ai du retard dans les réponses...!
Pour amourislam
Je relève de la contradiction dans la réponse...!
parceque j'ai l'impression qu'un système s'adresse à moi...!
Comme socrate je suis hostile aux systèmes, car un système n'est pas autre chose qu'une conception fermée, délimitée par des bornes, étroitement déterminée. L'erreur est donc totale d'une analogie entre ce que le citoyen peut et doit être dans la vie sociale et ce que l'islamiste peut et doit être dans la vie religieuse.
Ce qui permet de comprendre pourquoi toute transposition simpliste de concepts légitimes dans un système, qui dans la grande majorité provoque au plan civique des catastrophes, sinon d'immenses déceptions ! !
Donc personnellement, je suis hostile à tous les systèmes religieux où autres qui déchirent le monde. Système qui pense, déclenche, commande, oriente, par lui-même des réalisations telles qu'en ces affaires l'homme serait plus mû que moteur.
C'est pourquoi je comprends bien votre question à quoi bon la philosophie, dans l'absolu à RIEN....!...si ce n'est remplir un vide avec des mots...!
ATTENTION, je n'ai rien contre vous.....en tant qu'être...!..merci pour votre commentaire.
gmc
le Philosophe et le mystique
est-ce que vous faite aussi allusion à la philosophie " séparée " coupée de la théologie ? Qui a provoqué un climat de scepticisme généralisé et que la religion désigne comme un des fondements de sa morale ! !
Est-ce que vous pensez à " VOIR " ( du latin vidère) et de " SAVOIR " (du grec) où la VUE est prise comme symbole de la connaissance ? transporté jusque dans l'ordre " intellectuel pur " et où la connaissance est comparée à une " VUE INTERIEUR " où à celui " d'INTUITION " ?
Qui suis-je
Est de l'ordre " THEORIQUE " spéculatif. Il est descriptif du but qu'est l'être dans l'action. Qui suis-je est ordonné à l'action.
En d'autre therme : qui suis-je est la façon théorique des moyens et des méthodes descriptifs du but à atteindre qu'est l'être " pratique " et " voyant " dans les possibilités immédiates d'action et d'application....Magnétique
Le philosophe et le mystique
Est-ce que vous faite allusion à la philosophie " séparée " coupée de la théologie ?
Est-ce que vous pensez à " VOIR " ( du latin vidère) et de savoir (du Grec), où la vue est prise comme symbole de la connaissance ? transporté jusque dans l'ordre intellectuel pur et où la connaissance est comparée à une " vue intérieur " où à celui " d'intuition " ?
Personnellement, Qui suis-je est de l'odre " théorique " spéculatif ; est descriptif du but qu'est l'être dans l'action. Qui suis-je est ordonné à l'action.
En d'autre therme : qui suis-je est la façon théorique des moyens et des méthodes descriptifs du but à atteindre qu'est l'être " pratique " et " voyant " dans les possibilités immédiates d'action et d'application.....Magnétique
Magnétique,
il n'y a aucune théorie au bout de "qui suis-je?", aucune -logie non plus, aucune pathologie intellectualiste non plus, il y a soumisssion.
vu d'ici, ce que vous appelez action est considéré comme de l'agitation et rien de plus, la véritable action est non-action.
quand ceci est clair, il y a place (non théorique) pour ETRE, pas avant.
Quand on pose la question " qui suis-je " on ramène la question à l'action " JE "....qui suis-JE ? quand on dit que l'action est non-action il y a contradiction, c'est-à-dire que dans le therme EST contenu l'action ! je pense personnellement le vocabulaire n'est pas adapté à la question posée ! comment moi, qui suis fini, je peux me comprendre dans l'infini ?...? ou ce que je suis dans l'infini ? Pour moi, " qui suis-je " est un être de raison, comme l'humanité est un être de raison, comme la Divinité est un être de raison. C'est-à-dire, moi, qui suis fini, je comprends la question en tant qu' être de raison, qui confirme que je suis JE.
magnétique,
vous fonctionnez avec des cétégories mentales occidentales, polluées par une soi-disant raison, rendez-vous en compte: la raison est une bonne chose, encore faudrait-il que vous compreniez le fonctionnement de ce que vous appelez "moi".
quand il est dit que la réelle action est non-action, ceci est la réalité; le fantasme mental consiste à se prendre pour l'auteur de l'action, ce qui est faux à ce stade; prenons l'exemple de la pensée: "je suis cette chose qui pense" ou "je pense" est radicalement différent de "un processus indépendant de la volonté d'un individu donné produit des pensées de manière automatique et quasi continue".
commencez par bien intégrer ceci et comprenez ce que cela implique; observez le fonctionnement de ce que vous prenez à tort pour ce que vous êtes.
la conscience est asservie au processus mental chez vous; saura-t-elle s'en échapper?
gmc
Je ne crois pas fonctionner qu'avec des catégories mentales occidentales...!....polluées... " non "... c'est un peu trop fort comme therme....ma recherche ne sait jamais fixé là....heureusement.....!...pour mon MOI......je suis heureux quand même que vous reconnaissez que " la raison est une bonne chose "...surtout pour ceux qui nous lisent, en particulier les jeunes et qu'ils gardent bien leur raison quand ils sont sollicités par un système ! ...non je ne crois pas que le mental soit la raison de l'action, je fais bien la différence entre ce qui transcende et le cheminement de ce qui est transcendé ! mais c'est dans le vocabulaire qu'existe la contradiction..!.... Je sais que l'esprit doit-être maintenu calme afin qu'il ne s'obnubile pas et qu'il reste parfaitement l'impide. Pour celà il faut que cet esprit soit - VIDE - UN - et CALME - , le VIDE mental est absence de préjugés, les notions acquises ne devant pas nuire à l'acquisition de nouvelles connaissances ! !...
Quant à la conscience, je ne veux pas qu'elle s'échappe trop vite...lolll.., je tiens encore à rester pour des raisons affectives mais ça c'est le côté humain !
"Qui suis-je?"
Quel bel os à ronger pour un rimeur!
Je ne pensais pas que tu saliverais autant ?!...
Prends garde de ne pas être édenté avant de trouver la réponse!
à bon entendeur,...
Phène
MERCI.....loll.....cool.....il y a longtemps que l'os est digéré....MDR
Dommage que tu te manifestes pas plus souvent...!.....à plus j'espère...!
J'ai lu quelque articles de votre Blog. Je ne saurai dans un temps si bref vous formuler un avis "philo", car je ne suis pas un "à l'aise" de l'écriture, ni de l'avis. Toutefois, il me semble que vos reflexions sont déja fort profondes et intéressantes et je ne sais si je saurai pour l'instant dire autrement que vous ne le dites. Laissez moi donc le temps de faire en sorte que ce sujet (la nudité et le corps) revête pour moi une certaine urgence, de sorte que sur le fil du rasoir, je puisse caresser votre thème de quelque tranchante façon.
Merci de votre intérêt.
Vous prétendiez sur le forum que l'on apprend que ce que l'on a en nous-même. Et je trouvais cette affirmation fort paradoxale et intéressante. En effet Kant veut, il me semble nous faire comprendre que nous ne pouvons connaître les choses elles-même mais seulement la façon dont elles nous apparaissent. Or elles nous apparaîssent uniquement sous certaines condition, qu'il identifie comme étant l'espace et le temps. Ces condtions sont liées à la forme de notre sensibilité dira-t-il. Par conséquent, nous ne pouvons connaître (et apprendre à connaitre) que les choses qui dépendent de notre sensibilité, donc qui en un certain sens sont "en nous".
Mais comme vous n'aviez pas précisé ce que vous entendiez par ce "en nous", je préférais vous laisser vous questionner à ce propos et m'en dire d'avantage.
Je ne vous écrairai donc pas le premier, mais essairerai de vous répondre du mieux que je peux si vous faites le premiers pas.
Je vous remercie de votre intérêt et espère vous relire bientôt.
Quitte à se cogner sur le réel parfois, je trouve que l'idée que le monde existe en dehors de nous même est plutôt réconfortante.
Socrate et platon, tout comme aristote étaient déjà avertis des travers de la reflexion dans le vide des sophistes de leur époque.
La philosophie, ce n'est pas la mystique et ce n'est pas de la critique littéraire la plus illimitée soit-elle ou la philologie, même celle adossée à la production des partisans de la "déconstruction".
Il faut préciser aussi que cette mode est opportuniste, en ce sens que le monde depuis le 20è siècle arbore l'"évaporation" du temps, le consumérisme à production de besoins virtuels, des rapports à l'altérité qui se limitent à l'hédonisme crû; tous facteurs qui promeuvent la recherche de l'intensité de l'égocentrisme et de la vie de l'instant; "aprés moi, le déluge".Le nihilime contemporain n'est qu'un avatar de cette nouvelle forme de vie.
http://www.unisson06.org/dossiers/religion/ecrits_spirituels/maitres_spiritualite/jiddhu_krishnamurti.htm
La philosophie est dépassée......elle continue à appliquer une
méthode vieille de plusieurs siècles : le raisonnement seul. La
raison comme seul outil. Malgré Freud, malgré les apports de la
littérature, malgré les apports des traditions spirituelles
orientales. Le philosophe continue à s'abstraire, il nie que son
type d'approche détermine le résultat. Un peu si comme un
scientifique prenait les diagrammes de son appareil pour le
phénomène lui-même.