Aujourd'hui, il semble être devenu crucial de pouvoir répondre avec évidence à la question de savoir si oui ou non, pe port du voile est conforme à l'esprit dans lequel l'école doit se développer. De façon étrange, mais pourtant parallèle, il est aujourd'hui question de légiférer sur le minimum de pudeur indispensable au bon déroulement de l'enseignement. Sur les deux fronts, du trop est du pas assez, nos contemporains se sont mis à considérer les notions avec respect. Peut-être devons-nous nous réjouir de cet affinement du sens commun, comme le prétendait notre ami Nietzsche. Pourtant, pris en tenaille entre le trop et le pas assez, nos concitoyens se mettent nécessairement à souffrir de leur normalité, comme on souffre de l'ennui. Or nous le savons, l'ennui est source d'idéologie et nous sentons poindre, derrière le souci d'une nudité tempérée, les prémisses d'un pouvoir autoritaire asexuel. Aucun argument ni aucune déduction ne viendront à bout de cette frilosité du goût. Saurons-nous supporter une nouvelle guerre de religions, une nouvelle guerre de la pudeur (avec tout son cynisme)? Elle a sans doute déjà lieu ; peut-être en sommes à la dernière grande bataille. Quoi qu'il en soit nous autres "polythéistes ", ne pouvons nous mêler à cette boucherie autrement qu'en tant que contre-exemple. Malheureusement, nous opérons déjà à notre insu, en tant que poudre à canon ou pire encore comme projectile. Impossible pourtant de nous désamorcer.
M.S
Un lien sans lien évident avec les questions abordées ci-dessus
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