Ecrire, une nécessité ?
En est-ce une aujourd'hui pour moi ? Je sens bien dans le fond de l'hiver, que les ornières moites me retiennent de prendre un envol lyrique. Il y a des périodes où les seules intumescences qu'on puisse provoquer sont celles de la vibration en "stand-bye" de notre potentiel vital.
Ne ressentez-vous pas les mêmes symptômes : combats perdus d'avance, l'impression d'une noyade intellectuelle, le tranchant critique émoussé... Il y a dans l'air une étrange sensation de trop et de pas assez, un complexe d'opinions incohérentes mais cohabitantes.
Le pire, c'est cette conviction particulière d'inutilité, ce grand point d'interrogation. Il s'étend sur tout l'horizon, se laisse rencontrer au détour de tout détail. Je le sens bien, il m'indique un chemin de sagesse simple, un abandon des oriflammes et superflus publicitaires de mon ego.
Mais plus que jamais, il nous est donné le choix de d'affronter ce qui en nous dit non. Le problème vient des moyens à mettre en oeuvre. A chacun sa morale, mais il est clair me semble-t-il que le saut est nécessaire : introduire une discontinuité dans notre rapport au sens, accepter pleinement qu'il n'est pas garanti.
Ce n'est ni l'infiniment grand ni l'infiniment petit qui peut orienter la pensée, mais le détail : une relation de la partie au tout, un noeud. Cette tension est à trouver partout où se cache ce que je veux oublier. Car ici refouler c'est réptéter ce qui a déjà été rompu, faute de temps et d'attention. C'est confondre l'ancien et le nouveau.
Je cherche désespérément à troquer ma petite politique contre une philosophie de la santé. S'avoir s'éprendre du pouvoir des idées et non en prendre le pouvoir. Celles-ci nous traversent, il n'est nul besoin de les domestiquer. Ingénuité de l'entendement, pudeur de la raison, ironie à manier avec précaution.
En est-ce une aujourd'hui pour moi ? Je sens bien dans le fond de l'hiver, que les ornières moites me retiennent de prendre un envol lyrique. Il y a des périodes où les seules intumescences qu'on puisse provoquer sont celles de la vibration en "stand-bye" de notre potentiel vital.
Ne ressentez-vous pas les mêmes symptômes : combats perdus d'avance, l'impression d'une noyade intellectuelle, le tranchant critique émoussé... Il y a dans l'air une étrange sensation de trop et de pas assez, un complexe d'opinions incohérentes mais cohabitantes.
Le pire, c'est cette conviction particulière d'inutilité, ce grand point d'interrogation. Il s'étend sur tout l'horizon, se laisse rencontrer au détour de tout détail. Je le sens bien, il m'indique un chemin de sagesse simple, un abandon des oriflammes et superflus publicitaires de mon ego.
Mais plus que jamais, il nous est donné le choix de d'affronter ce qui en nous dit non. Le problème vient des moyens à mettre en oeuvre. A chacun sa morale, mais il est clair me semble-t-il que le saut est nécessaire : introduire une discontinuité dans notre rapport au sens, accepter pleinement qu'il n'est pas garanti.
Ce n'est ni l'infiniment grand ni l'infiniment petit qui peut orienter la pensée, mais le détail : une relation de la partie au tout, un noeud. Cette tension est à trouver partout où se cache ce que je veux oublier. Car ici refouler c'est réptéter ce qui a déjà été rompu, faute de temps et d'attention. C'est confondre l'ancien et le nouveau.
Je cherche désespérément à troquer ma petite politique contre une philosophie de la santé. S'avoir s'éprendre du pouvoir des idées et non en prendre le pouvoir. Celles-ci nous traversent, il n'est nul besoin de les domestiquer. Ingénuité de l'entendement, pudeur de la raison, ironie à manier avec précaution.
Lien sans lien évident avec les questions évoquées ci-dessus
Commentaires
Bonjour,
Je viens de parcourir ton blog et y reviendrai certainement car il est fort intéressant. Désolé de ne pas avoir le temps pour un commentaire plus appronfondi de cette note avec laquelle je me sens en consonance. Oui, le sentiment d'indécision... J'apprécie sa consision, elle dit beaucoup avec peu de mots.
Bonne fin d'année
F
Je viens de parcourir ton blog et y reviendrai certainement car il est fort intéressant. Désolé de ne pas avoir le temps pour un commentaire plus appronfondi de cette note avec laquelle je me sens en consonance. Oui, le sentiment d'indécision... J'apprécie sa consision, elle dit beaucoup avec peu de mots.
Bonne fin d'année
F
commentaire n° : 2
posté par :
Fulcanelli
(site web)
le: 31/12/2004 10:51:27
Mais cet article est ésotérique !!!
La philosophie se vit, elle ne vaut que dans la pratique et dans l'individu... une théorie appliquée donnera une multitude de vérités... là se trouve la richesse de l'individu.
Seule la matière est réelle, le reste n'est que chimère... Incruster dans sa chair les stigmates de la raison pour rejoindre sa folie d'existence...
Ne plus chercher le sens, c'est peut être là que se trouve sa vérité propre...
La philosophie se vit, elle ne vaut que dans la pratique et dans l'individu... une théorie appliquée donnera une multitude de vérités... là se trouve la richesse de l'individu.
Seule la matière est réelle, le reste n'est que chimère... Incruster dans sa chair les stigmates de la raison pour rejoindre sa folie d'existence...
Ne plus chercher le sens, c'est peut être là que se trouve sa vérité propre...
commentaire n° : 3
posté par :
Luna
le: 19/11/2006 23:37:56
Trackbacks
Marcopolis
Vivre chaque minutes comme si c'était la dernière, et ne pas perdre de vue qu'au bout du chemin, la fin est la même pour tout le monde, riche ou pauvre!!!!
tracké le: 13/09/2005 08:27:52











Je viens de parcourir ton blog qui m'a globalement séduit.
Amicalement et bonne suite. Je reviendrai.