Une heure de plus...

Publié le par Martin Seller

Comment savoir si l'on peut toujours "changer" quelque chose chez quelqu'un ? On sait, dit-on qu'un groupe, ou un individu peut exercer une influence majeure sur une personne de telle sorte que celle-ci fasse ou croie des choses que le groupe ou l'individu souhaitait qu'elle fasse ou croie. Mais qui n'a pas une fois constaté qu'il ne voyait pas quelle méthode utiliser pour modifier l'attitude d'un proche par exemple ? Souvent, ce sont les conditions du changement sur lesquelles pèsent des tabous, qui entravent l'action qui mènerait à induire un changement souhaitable. Toutefois, qui nous interdit de soupçonner qu'il est peut-être impossible de pouvoir changer un individu en toutes conditions ? N'avons-nous pas de bonnes raisons de croire qu'il en est ainsi si nous avons à l'esprit que la liberté consiste justement à refuser même l'évidence (même si ceci s'apparente à un esclavage consenti). Quelles sont les conséquences d'un tel point de vue sur les relations de sociabilité, surtout en ce qui concerne les celles comprenant des déterminations de respect ? Dois-je publiquement remettre en question l'attitude d'un père qui par ses paroles peut blesser d'autres proches même si je sais que son attitude provient de blessures encore ouvertes ? Est-ce que sa liberté au sens précis défini ci-dessus a une conséquence sur la "moralité " de mon action ou en a-t-elle une seulement sur les conséquences possibles de mon action ?
L'opinion courante (si il y en a une) estime sans doute qu'en raison du mal produit par le proche, il est nécessaire de lui opposer sa propre liberté en lui signalant dans un langage explicite et public que son attitude profiterait à être changée (librement). La liberté du proche consiste ici à choisir si oui ou non il projette d'accepter la légitimité du reproche fait et des actions qui en découlent. Mais une autre forme d'action est possible : il peut être rendu manifeste au proche que son attitude pourrait être changée, ceci en le menant à se faire le reproche lui-même, sans qu'il soit besoin de le signaler explicitement. En effet une autre forme de liberté consiste à concevoir la conscience de l'autre comme entière et ainsi de le laisser choisir de poursuivre oui non son attitude, ceci en lui rendant manifeste ma propre liberté de ne pas changer mon attitude malgré les circonstances. Les symptômes d'une telle attitude sont le calme, la concentration et l'ironie. Elle se distingue de l'action précédente en ceci qu'elle ne préjuge pas de la question de savoir si le proche dont l'attitude offense est libre ou non de changer et ainsi s'avère plus générale... Quant à savoir si il est possible de changer en soi des choses qui blessent d'autres personnes, il faut d'abord se demander si nous sommes esclaves de cette chose en raison de sa relation étroite (logique) avec les conditions d'application de notre liberté ou si cette chose nous est plus peréférique. Ceci se tranche en rapporta vec le degré de croyance en notre propre liberté. Pour ma part, je ressens fortement le potentiel de ma liberté et la résistance de mes soumissions. Ainsi, je préfère la seconde forme d'action qui n'oblige pas à explicitement reprocher à un proche son attitude. Car être libre c'est aussi de n'être pas obligé de...





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Publié dans Textes

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voyance gratuitement par mail 07/03/2017 15:06

Super article comme d’habitude. Un grand merci pour tout ce que tu nous partages.

voyance gratuite par mail 29/07/2016 13:37

Merci infiniment pour cette utile et précieuse information. Super votre blog, bravo !