Un dernier article pour vous dire que je m'en vais faire mon chemin ailleurs (http://philosophie.under-globe.net) et sous un autre nom (Niklaus Vonderflu).
En effet, l'air de cette plateforme m'est devenu trop pesant et le cadre de ce blog un peu trop serré pour parvenir à faire ce que qu'initialement je cherchais à faire, à savoir, écrire le plus possible afin de desserrer le sac de noeuds de mes pensées.
Ayant trop vite pris le parti de proposer des ressources de philosophie en même temps que mes propres textes, je me suis chargé d'un poids trop lourd; celui de vouloir être à peu près sûr que mes écrits signifiaient quelque chose d'assez fort pour moi de sorte que leur apposition à ceux des grands auteurs ne sonne pas trop faux, du moins à mes humbles oreilles.
Or je me rends compte avec le temps que le sens se constitue souvent a posteriori et que l'apprentissage se fait par des échecs surmontés. Il me fallait donc une structure un peu différente et un cadre un peu plus lèger afin de me permettre de manquer un peu plus souvent ma cible, pour agir un peu plus...
Je remercie donc comme il se doit ceux qui m'ont parfois obligé à préciser ma pensée par leurs interventions et tous ceux qui par leurs commentaires m'ont encouragé à poursuivre la rédaction de ce blog et bien entendu tous les anonymes ( 72 777 visiteurs uniques ! ) qui par leur nombre m'ont imposé de la retenue et une certaine exigence de qualité.
Ceux qui souhaiteraient continuer à me suivre de près et poursuivre l'échange pourront s'abonner au fil RSS de mon nouveau blog, car pour l'instant, il ne possède pas comme celui-ci d'envoi automatique d'email lors de la publication d'un nouvel article.
Pour ce faire il existe plusieurs solutions :
1. aller sur la page de mon flux RSS http://philosophie.under-globe.net/index.php/feed/rss2 et appuyer sur le bouton "m'abonner à ce flux" proposé sous IE dans l'encadré en haut de la page.
2. copier l'adresse ci-dessus et "ajouter un flux" dans un agrégateur de flux en ligne comme http://www.netvibes.com que je vous recommande (il vous suffit de vous inscire avec une adresse mail valide pour pouvoir profiter partout dans le monde d'un page d'acceuil regroupant toutes vos informations préférées ).
si vous rencontrez des problèmes n'hésitez pas à m'en faire part ici ou là bas.
M.S
Un dernier lien sans rapport évident avec le texte ci-dessus.
Alain, Eléments de philosophie
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| Hilary Putnam, Philosophie de la logique (PDF) |
Trois mois plus tard, même terrasse, étage supérieur, comme pour prendre du recul, le chant du muezzin me donne le point de départ d'un dernier paragraphe:
Je témoigne qu'il n'y a qu'un seul Dieu et que Mohamed est son (dernier) prophète. J'ai su concilier jusqu'à présent ce point de départ et mes pérégrinations intellectuelles, cette phrase et mon faire, cette femme et cet homme.
Qu'est-ce qu'au fond une croyance ? La raison d'un pari ? La cause d'actions observables? Ou bien, est-ce quelque chose de foncièrement hétérogène à la raison et à l'action ?
Un Dieu à défaut d'une ribanbelle de divinités ? Le dernier Prophète à défaut d'une foule de prosélytes ? Que signifie ?
En l'état de mes préoccupations, en l'état de mon champ de vision, rien ne m'est plus étranger que la lame qui tranchera ces questions...
Dans quelles conditions une croyance se révèle-t-elle cruciale ? "Je crois en moi", dit-on. Est-ce là quelque chose d'observable ou est-ce quelque chose qui s'éprouve, qui se révèle à soi-même comme condition et pierre de touche de la réussite et de l'échec ?
Certes une croyance est le corrélat d'une certaine représentation du monde, d'un engagement ontologique, mais ce n'est pas ça que l'on se dit lorsque l'on pense :"Je crois en moi"; non, on veut simplement se soustraire à un certain type de déterminisme, on veut par là se rendre l'auteur irremplaçable de possibles, on met le monde face à soi et "à nous deux !".
A vrai dire, n'importe quelle croyance fait l'affaire si elle rend possible la liberté. Des problèmes apparaissent quand on lui demande de se concilier avec la multitude des autres croyances, quand on lui demande de rendre des comptes...
Alors quoi ? A quoi crois-je ?
Je crois que cette terrasse rend l'écriture possible. Heureusement c'est idiot et personne ne cherchera à me contredire. De la même façon je crois possible de concilier multitude et unicité tant que mes actions ne me réfutent pas. A la différence des sciences, la croyance ne prend pas la cohérence comme point de départ, mais comme un éventuel point d'arrivée.
Jamma el Fna, tu me dis de m'arrêter, mais personne ne t’entend, car chacun entends ce que Bon lui semble.
M.S.
Des liens en rapport avec les questions évoquées ci-dessus.
| Willard van Orman Quine, Two dogmas of empiricism |
| Joseph Vidal Rosset, Un commentaire de "on what there is" |
| Philippe de Rouilhan, L'ontologie du pluriel |
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| Charles-Louis de Montesquieu, Lettres persanes |
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